Je regarde, je pense, je me demande : qu’est-ce que les jeunes de nos jours veulent ? Qu’est-ce que je veux, puisque je suis un jeune.
Un jour j’ai demandé à une fille : “Bonjour ! Je suis Claire, je veux savoir quelque chose de toi. Comment t’appelles-tu ? Et, quand tu seras une adulte, tu veux faire quoi ?
Elle me dit avec un sourire sur son visage :
“Salut, je m’appelle Angèle. J’ai un rêve. Un rêve tout au fond de moi. Je veux devenir chanteuse.
Mais pas n’importe quelle chanteuse ! Je voudrais devenir une chanteuse célèbre. Je serais connue de tous. Je passerais souvent à la radio et même à la télé. Je serais la plus grande de toutes les chanteuses. On me verrait partout, sur la couverture des magazines, sur les publicités géantes de toutes les villes.
Une STAR !”
Je sais qu’un enfant rêve souvent à liberté et à une vie avec aucun problème. Mais moi ? Oh… je rêve à une vie… une vie en rose. Je veux prendre tous mes amis dans une valise, toute la musique que j’aime écouter quand je suis heureuse ou triste dans un bouteille et tous les souvenirs qu’enflamment mon cœur. Je veux les prendre et aller dans un ville où tout est possible. Je pense que c’est ça ce que les jeunes de mon âge veulent. Nous rêvons aux belles histoires où le soleil ne se couche pas, où l’amour et la bonté sont acquis pour toujours.
Mais comme une règle est faite pour être enfreinte, quand j’ai demandé à mon ami Jean qu’est-ce qu’il voulait faire quand les jours de son adolescence seraient finis, mon univers s’est écrasé. Il me dit : « J’ai 18 ans et j’ai un bon travail, où tout me convient : les gens, l’atmosphère, les possibilités d’évolution, les voyages à l’étranger, le salaire. L’argent sera toujours un élément déterminant dans mes choix professionnels. Si je n’en avais pas assez, je serais prêt à changer d’emploi immédiatement, quitte à traverser toute la ville et à passer des heures dans les embouteillages, pour gagner davantage. L’argent, c’est la liberté. C’est lui qui permet d’acquérir tout ce que l’on désire. »
Puis-je vivre un vie tranquille ? Je crois que non. Une personne, un rêve, une autre personne, d’autres rêves, mais j’ai choisi de vivre mon propre rêve.